Allocution de SEM Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar lors de l’ouverture officielle des assises sur la coopération décentralisée. Iavoloha, le 11 mai 2006.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Bonjour !
Je suis très heureux de vous accueillir dans ce palais pour ces Assises de la coopération décentralisée à Madagascar.
Tout d’abord, je voudrais dire quelques mots à mon ami, Christian Poncelet, Président du Sénat français. Cher ami, je suis très heureux de vous avoir parmi nous. Vous m’avez promis de venir à Madagascar, vous êtes là ; soyez le bienvenu.
Je souhaite également la bienvenue en terre malgache aux sénateurs et aux autres membres de la délégation française. Le Président de la région de Bretagne, représentant le président des Associations des Régions de France.
Merci beaucoup pour votre discours. Merci bien. Vous avez acquis de solides expériences en matière de décentralisation, en France et à l’étranger. Nous vous remercions d’avoir accepté de les partager avec nous, vos solides expériences.
Je souhaite également la bienvenue en terre malgache à tous les membres de la délégation, surtout le sénateur venant de Mayotte. Merci bien, mon frère.
Nous voudrions lancer une coopération exemplaire entre l’Europe et Madagascar, et particulièrement entre la France et Madagascar, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé et de l’éducation, et dans d’autres domaines, en particuliers l’agro-alimentaire.
Je remercie les initiateurs et les organisateurs de ces Assises, vu l’importance capitale de la décentralisation dans le processus de développement à Madagascar.
Mesdames et Messieurs, L’organisation de ces Assises marque, pour Madagascar, un temps d’analyse et de réflexion sur l’état de la coopération décentralisée dans le pays. C’est une occasion de faire le bilan des actions passées, d’évaluer la pertinence des pratiques actuelles, et enfin, d’apprécier la réalité de la coopération décentralisée dans le contexte malgache.
Le succès passe par la responsabilisation de tous les élus, la participation citoyenne, et, parallèlement, la confiance que les partenaires accorderont aux collectivités. Donnons à nos responsables régionaux et locaux, ainsi qu’à nos citoyens les moyens de prendre en main leur avenir. Donnons leur également, et en priorité, notre confiance.
Sans anticiper sur le contenu des débats des Assises, je voudrais partager avec vous quelques expériences que j’ai acquises en matière de décentralisation. Il importe d’abord d’insister sur le renforcement des capacités des élus et des hauts responsables et sur l’amélioration de leurs méthodes de travail pour avoir de bons résultats. Ensuite, puisque le développement de Madagascar est basé sur le rôle majeur des communes et des régions, il nous faudrait une coopération décentralisée fondée sur le professionnalisme.
C’est dans cet esprit que le Ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire a élaboré et met actuellement en œuvre le Programme National de Décentralisation et de Déconcentration qui accentue le rôle prépondérant des communes et des régions.
La décentralisation est une des méthodes les plus efficaces encourageant la participation citoyenne au processus de développement. Tous les citoyens doivent être motivés, prendre part de plein gré à ce processus et en partager les responsabilités.
La décentralisation assure la participation pleine et entière de toute la population à la mise en œuvre de notre politique de développement : « le Madagascar Action Plan ». La mobilisation de tous les acteurs de développement est au centre de cette politique et se fera à travers les collectivités locales.
Pour garantir l’appropriation du MAP par tous les Malgaches, les élus et responsables des communes et des régions sont appelés à concourir activement à son élaboration et à sa mise en œuvre. Je suis confiant que le renforcement de la coopération décentralisée contribuera à la réussite du MAP.
En ce qui concerne l’organisation des élections présidentielles, le 3 décembre 2006, nous pouvons vous dire, Mesdames et Messieurs, que nous allons faire ça dans la transparence. Et surtout, nous comptons sur l’appui financier et matériel de l’Union Européenne, et tous les autres bailleurs de fonds et la communauté internationale. Et nous voudrons aussi l’aide, l’assistance technique des experts des Nations Unies, représentés par le PNUD à Madagascar pour la préparation de l’avant, pendant et après l’élection. Donc, comptez sur nous pour la bonne organisation de cette élection.
Mesdames et Messieurs,
Je souhaite un grand succès aux participants. Je serai personnellement très attentif aux conclusions de vos travaux et aux perspectives qui naîtront de ces Assises. Je vous remercie.
Mesdames et Messieurs,
Je déclare ouvertes les Assises de la Coopération décentralisée à Madagascar.