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18 janvier 2007 - Présentation de Voeux du Corps Diplomatique. 15 janvier 2007.

Cérémonie de présentation de vœux du Corps Diplomatique. Discours du Général de Corps d’Armée (C.R.) RANJEVA Marcel, Ministre des Affaires Etrangères. Anosy, 15 janvier 2007

Cérémonie  de présentation de vœux
du Corps Diplomatique
Discours du Général de Corps d’Armée (C.R.) RANJEVA Marcel,
Ministre des Affaires Etrangères
Anosy, 15 janvier 2007

Excellence Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique,
Monsieur le Grand Chancelier de l’Ordre National et Secrétaire Général de la Présidence de la République,
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères,
Monsieur le Directeur de Cabinet,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales et Institutions Spécialisées,
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,

Je suis sensible aux vœux  que vous avez exprimés  au nom de cette auguste assemblée que vous représentez. Je me réjouis de cet heureux évènement qui demeure traditionnellement convivial. La chaleur et la sincérité de vos propos nous vont droit au cœur. Aussi, très honorés, nous vous  en remercions.

Je  vous adresse à mon tour ainsi qu’à vos gouvernements respectifs, mes souhaits les meilleurs de bonne et heureuse année. Que les Ambassadeurs non résidents accrédités à Madagascar reçoivent naturellement ce message de bonheur.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Dans le cadre de votre mission de coopération et de promotion des échanges, vous suivez avec un intérêt soutenu  l’évolution  de notre grande île. Vous êtes les témoins du changement et des mutations profondes, vous en convenez, qui s’opèrent au sein de la société malgache depuis cinq ans.

Le succès du grand rendez vous politique du 3 décembre dernier a sans conteste été  le révélateur des mutations politiques les plus tangibles en cours.

Cette mutation est l’affirmation du choix de notre peuple pour une démocratie « à la malgache », issue d’une sagesse collective à réinterpréter à l’aune des exigences de la modernité

C’est une démocratie que nous nous engageons à consolider avec votre précieux soutien. Soyez ici, Excellences, Mesdames et Messieurs, sincèrement remerciés pour vos récentes  contributions.

Permettez moi alors, Excellences, Mesdames et Messieurs, en toute modestie, de dresser  le bilan de la diplomatie malgache de ces  cinq dernières années ; un bilan positif, propre à la conjoncture politique , qui nous a valu , sans complaisance, le soutien et l’aide de la Communauté internationale ici dignement représentée. Il s’ordonne en trois étapes essentielles :

- Primo, la reconnaissance du Président Marc Ravalomanana et du Gouvernement au lendemain des évènements de 2002 ;
- Secundo, un repositionnement par et pour une meilleure insertion, pour une plus grande visibilité de Madagascar sur l’échiquier international ;

- Enfin, le renforcement  de la confiance et partant de l’aide internationale dans la lutte contre la pauvreté pour laquelle nous nous sommes résolument engagés.

Soyez ici remerciés de vos efforts et de votre diligence dans le succès de cette lourde et passionnante  entreprise.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je l’ai déjà souligné mais tiens encore à le rappeler,  vu le rôle assigné à Madagascar tant au plan régional qu’international dans différents domaines.

Madagascar reste une référence dans sa gestion des tensions issues des évènements de 2002.

L’engagement éclairé et responsable des différentes composantes de la société a été ici déterminant et exemplaire.
Civisme, légalité, respect des institutions s’intègrent progressivement dans les mœurs.

La contribution dynamique de l’Union africaine conjuguée au fihavanana, trame essentielle de l’organisation sociale à Madagascar, ont permis aux Malgaches de retrouver rapidement leur sérénité.

En fait, il nous  faut par ailleurs reconnaître que contrairement à d’autres opinions, les élections de 2001 n’étaient qu’ordinaires. D’aucuns ont voulu en faire une crise de régime.

Aujourd’hui, nous sommes internationalement reconnus et appréciés pour nos efforts et le respect de nos engagements. Il n’en est que pour preuve la désignation de Madagascar en 2005 à la tête de la Commission Environnement du Parlement panafricain.

La même année aura été marquée également par la Présidence malgache de la Commission de l’Océan Indien et par l’adoption de la Charte d’Antananarivo laquelle illustre notre engagement dans la dynamique moderne de la Francophonie. 
Nos actions dans le cadre multilatéral sont fructueuses ; multilatéralisme et Droits de l’Homme restent les référentiels de notre diplomatie. 

La coopération bilatérale n’a pas été en reste : bien au contraire. Nous avons reçu d’importantes personnalités politiques : deux visites officielles du Président de la République française  et également le Président de la République Fédérale d’Allemagne. De nouveaux accords  ont renforcé la coopération entre nos deux pays respectifs.

La visite de l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan demeure bien entendu un événement exceptionnel.
Elle confirme le traitement de Madagascar au plus haut niveau de la Communauté Internationale.

La visite du Vice-Premier ministre chinois est sans équivoque. La grande puissance économique de ce nouveau siècle s’intéresse à nous et la signature, entre autres, d’un accord sur la promotion des investissements ou d’un accord relatif à la création d’une commission mixte de coopération économique commerciale, l’illustre.

Madagascar gagne davantage la confiance de ses partenaires tant sur le plan économique que politique. Nous bénéficions des Etats-Unis du Millénium Challenge Account, de l’AGOA et dernièrement de l’Initiative Présidentielle contre le Paludisme ou IPP.

La Suisse, pays neutre et connu particulièrement pour ses actions de promotion de la démocratie et des droits de l’homme, a été encore une grande contributrice lors de la récente élection présidentielle comme elle a été le premier pays à reconnaître ce régime.

Plus près de nous, Maurice et l’Afrique du Sud sont devenus des amis et voisins privilégiés.

Aujourd’hui, la confiance fait place à la reconnaissance. C’est le fruit de cette nouvelle diplomatie.

Seconde dimension de ce bilan : la visibilité de Madagascar.

En d’autres termes, au menu de la carte diplomatique, il s’agit de se faire connaître, se démarquer dans l’arène internationale, compter dans les grandes décisions mondiales.

La diplomatie économique qui complète celle traditionnelle apporte actuellement ses fruits. Le monde s’intéresse à nous.

Les résultats, tangibles à travers les importants projets économiques en cours sont éclatants: l’image de Madagascar sur le plan international au-delà des clichés misérabilistes, a positivement évolué.

Le Président de la République a été le premier chef d’Etat africain à obtenir le Prix du Leadership à Baltimore aux Etats-Unis lors de notre participation au Corporate Council on Africa où la cérémonie s’est déroulée devant plus de 3000 invités dont des Chefs d’Etats africains et des responsables de grandes compagnies.

Par ailleurs, l’atteinte du point d’achèvement dans la mise en œuvre du DSRP a entraîné en 2004 l’annulation de nos dettes par les Clubs de Paris et de Londres. En 2005, nos partenaires bilatéraux comme les membres du G8 ont suivi le mouvement.

Il n’est donc pas surprenant que l’année 2006 soit marquée par l’allègement des dettes au titre de l’Initiative d’Annulation de Dettes Multilatérales et les nouveaux programmes avec les bailleurs de fonds.

Entre autres, je ne citerai que l’un des plus importants, à savoir le nouveau programme triennal avec le FMI dans le cadre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la croissance (FRPC).

Notre détermination ne fait pas de doute au monde entier. Madagascar adhère à toute initiative en vue de contribuer d’une manière effective à la paix et à la sécurité mondiales. Je ne citerai qu’un exemple majeur qu’est le conflit du Proche-Orient.

Nous avons toujours encouragé la feuille de route initiée par le Quartet (Etats-Unis d’Amérique, Russie, Organisation des Nations Unis et Union Européenne).

Quand à la situation en Irak, notre position a été claire dès le départ.

La situation dans cette région altère les relations internationales depuis plus d’un demi-siècle. Les souffrances des populations nous interpellent et exigent des solutions immédiates.

C’est le défi majeur qui nous attend pour les prochaines années.

D’une manière générale, Madagascar partage toutes les préoccupations internationales comme les conflits dans la Corne de l’Afrique ou au Darfour ou la situation en Somalie.

Les grands dossiers mondiaux touchant directement l’humanité ne sont pas en reste : lutte contre le terrorisme, lutte contre le VIH/SIDA,lutte contre les maladies dites réémergentes, la tuberculose et le paludisme, la FVR ou Fièvre de la Vallée du Rift.

A cette liste bien sombre s’ajoutent bien entendu les maladies émergentes associées à la mondialisation comme le SRAS ou Syndrome Respiratoire Aigu Sévère ou la grippe aviaire.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Cette visibilité nous vaut notre crédibilité. Notre objectif demeure l’attrait des investisseurs.

Lorsque Monsieur le Président de la République a souligné que plus de 80% des tâches confiées au Gouvernement ont été réalisées, le Ministère des Affaires Etrangères se situe bien au-delà de ce chiffre.

Quant à la troisième dimension de notre bilan, dans le cadre  de la réorganisation du Ministère des Affaires Etrangères pour la mise en œuvre de notre concept de la diplomatie au service du développement, nos Ambassades ont réorienté principalement leur mission vers des actions de promotion économique. Elles les ont assumées.

Aujourd’hui  les investisseurs sont de mieux en mieux informés des opportunités d’investissement à Madagascar.

C’est la raison pour laquelle la Banque mondiale elle-même finance la mise en place de l’Economic Development Board Madagascar (EDBM) dont l’objectif, entre autres est d’améliorer les performances malgaches en matière de facilitation pour l’installation des investisseurs. Le développement économique, il est clair, requiert la conjugaison responsable de nos propres efforts et de l’aide internationale.

Vous avez manifesté et confirmé votre confiance par vos contributions multiformes notamment à l’endroit des populations victimes de la disette et des cyclones.

Cette solidarité, la Communauté Internationale l’avait exprimé lors de l’élection présidentielle de 2006. Veuillez trouver ici toute notre gratitude pour les soutiens matériel et financier que vos Gouvernements respectifs ont fournis. Cette élection présidentielle était décisive pour la crédibilité de Madagascar.

Madagascar a ici rempli ses engagements : nous avons relevé le défi. Mais les engagements respectifs de part et d’autre, ceux des pays industrialisés et des pays en voie de développement s’achèvent-ils là ?

Nous ne le pensons pas car la contrepartie de la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance doit se traduire par l’accroissement de l’aide au développement de la part des pays industrialisés. C’est notre requête principale à partir de cette année 2007. Le développement n’est-il pas en effet l’un des objectifs majeurs du NEPAD, ce nouveau partenariat entre l’Afrique et les pays développés ?

Engagés pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement, nous continuerons à œuvrer pour le renforcement de la solidarité entre les nations et les peuples. Nous agirons vite, nous comblerons le retard et nous tiendrons le pari de réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici 2015.

A cet effet, le renforcement du rôle de l’Assemblée Générale de l’ONU s’impose. D’une manière générale, la lutte contre la pauvreté commande la réforme de l’ONU et nous poursuivrons nos efforts dans ce sens.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’occasion nous est offerte de saluer le nouveau Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon que j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer.

Il a promis de consolider les acquis de l’ONU et se mettra au service de la paix, de la démocratie et de la solidarité internationale. Nous lui souhaitons pleins succès dans ses nouvelles responsabilités.

L’appui financier de la Communauté internationale demeure une revendication pour les pays en voie de développement.

Ainsi, Madagascar vous a présenté le Madagascar Action Plan, feuilles de route des cinq prochaines années pour son développement. Nous sommes heureux de constater que vous êtes tous très attaché à sa mise en oeuvre.

Nous sommes donc certains que vous continuerez à nous soutenir dans la réalisation de ce plan audacieux pour un développement rapide.

Nous remercions particulièrement  la Banque Mondiale et la Banque Africaine pour le Développement des aides budgétaires qu’elles ont fournies. Nous sommes convaincus que l’Union Européenne sera davantage exemplaire dans la solidarité internationale.

L’intégration régionale constitue également l’une des lignes directrices de la diplomatie malgache. L’unité demeure une perspective fondamentale de l’Afrique qui regroupe la majorité des pays dont l’aide internationale s’avère indispensable pour le redressement économique.

Madagascar, il est évident, souscrit à la vision commune d’une Afrique unie et forte de l’Union africaine. Nous continuerons dans une même logique, à optimiser notre participation au sein des organisations régionales, piliers de la réalisation de l’unité politique de l’Afrique.

Elle est l’une des tâches spécifiques du Ministère des Affaires Etrangères dans le cadre de la Politique Générale de l’Etat. Présente  particulièrement au sein de la COI, de la SADC et du COMESA, Madagascar dispose des potentialités économiques nécessaires pour conquérir les marchés sous-régionaux.

Notre action diplomatique évolue en cercles concentriques, sans oublier les partenaires traditionnels.

Ainsi, nous poursuivrons  nos efforts dans les différents cadres qui nous deviennent aujourd’hui familiers : le MCA, l’AGOA, le TICAD, le Forum sur la Coopération sino-africaine, Sommet Afrique France. Une nouvelle coopération s’instaure entre l’Afrique et les grandes puissances économiques et Madagascar entend y jouer un rôle déterminant.

Excellences, soyez assurés de notre attachement aux valeurs universelles que nous partageons tous ici pour une société plus prospère et plus juste.

Votre soutien nous conforte dans notre choix d’une coopération féconde car multidimensionnelle.

A toutes et à tous ainsi qu’à vos familles respectives, je renouvelle mes vœux pour une heureuse année 2007.

Je vous remercie.

 

8 juillet 2010 - CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE A BEIJING
  ALLOCUTION DE SEM SIKONINA Victor, A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DU 50eme ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE DE MADAGASCAR LE 25 JUIN 2010 A L’HOTEL KUNLUN


28 avril 2008 - Célébration de la Fête Nationale de la République d'Afrique du Sud, 28-04-08
  Le Ministre des Affaires Etrangères a dirigé la délégation malgache à l'occasion de la célébration de la Fête Nationale de la République d'Afrique du Sud le 28 avril 2008 à la résidence à Ivandry.


31 janvier 2008 - Discours de présentation de voeux du corps diplomatique au MAE
  Excellences, Mesdames et Messieurs, Les débuts d’année sont toujours des moments à la fois plaisants et motivants. Plaisants parce qu’ils nous permettent de nous revoir, tous ensemble, de réunir nos vœux et nos aspirations


18 mai 2007 - DISCOURS A L’OCCASION DU DEPART DE SEM JAMES MCGEE, AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE, 18-05-07
  Les Autorités malgaches affirment leur entière satisfaction pour les actions que vous avez entreprises, pour l’amélioration et le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre nos deux pays. Votre engagement réel et fort dans l’éligibilité de Madagascar au Millenium Challenge Account a été déterminant, nous en sommes convaincus. Cette nouvelle approche des Etats-Unis dans la lutte contre la pauvreté par le biais de la croissance économique est appréciée par nos populations aujourd’hui.


27 mars 2007 - Célébration du Cinquantième Anniversaire de la Fondation de la Communauté Economique Européenne
  Discours du Général de Corps d'Armée (C.R.) RANJEVA Marcel, Ministre des Affaires Etrangères lors de la célébration du Cinquantième Anniversaire de la Fondation de la Communauté Economique Européenne devenue l'Union Européenne. 23 mars 2007.


 

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